CHARTE ETHIQUE
 
     
 
Si AFRIKA TOUKI devait se résumer en une phrase, ce serait "Voyager autrement". Dans le respect des lieux, des habitants, de la faune et de la flore... En toute connaissance des cultures et des coutumes, sans blesser involontairement, sans dégrader et en laissant derrière nous une autre image du tourisme ...
 
     
 
LES TENUES 
En Afrique de l’OUEST, les boubous sont les vêtements traditionnels des femmes et des hommes. Ils se portent amples. Vous serez étonné de voir les femmes seins nus dans les villages de brousse, mais très rare que les femmes portent des jupes ou des robes courtes.. La longueur est de rigueur. Sauf chez les jeunes filles dont les tenues s’inspirent de la mode européenne.
 
     
   
Aussi évitez Les tenues trop moulantes, trop dénudées, trop ostentatoires...
Vous verrez rarement les hommes se balader torse nu dans les lieux publics et il n’est pas dans la coutume pour un couple de s’embrasser dans la rue.
 
 
En revanche, ne soyez pas étonné de voir deux hommes marchés dans la rue en se tenant la main, ce ne sont pas des homosexuels, mais une façon de symboliser l’amitié, la fraternité.
nota : l'homosexualité punie, par la loi du Sénégal comme dans d'autres pays d'Afrique, d'une peine d'emprisonnement...
 
 
     
 
LE CADEAU
Souvent c’est le premier mot en français que savent dire les touts petits : «toubab cadeau»... Et avant même de vous dire bonjour, l’enfant se présentera devant vous la main tendue.
 
     
    Evitez de leur donner comme vous pourriez "donner des cacahuètes à des singes". Ne contribuez au développement de la mendicité. A titre exceptionnel, il est possible de donner des cadeaux mais il faut que le geste garde la dimension d’un remerciement ou d’un échange.  
 
La discrétion reste dans tous les cas absolument nécessaire. Les dons de biens matériels quels qu’ils soient, doivent de préférences être réalisés auprès de structures ou de responsables (directeurs d’école, postes de santé, associations) (voir notre rubrique ACTIONS SOLIDAIRES).
De la même façon, les bonbons et sucreries ont des conséquences lourdes sur les enfants (caries dentaires)... les dentistes ne sont pas nombreux et les soins médicaux ont un coût.
 
 
     
 
LA PHOTOGRAPHIE
N’oublions pas de regarder d’abord avec nos yeux et notre cœur : trop souvent le photographe a tellement envie de faire la photo du siècle qu’il en oublie ce qui se déroule sous ses yeux et fait son voyage à travers la lunette de son objectif.
 
     
    Une bonne photo se fait avec son sujet, pas contre lui. Les photographes ont tout à gagner à prendre le temps d’établir un climat de confiance, à demander l’autorisation de filmer ou de photographier (auprès des parents pour les enfants) et à se conformer aux éventuels refus.  
 
Il est préférable de ne promettre d’envoyer des photos aux personnes photographiées que si on est certain de pouvoir respecter son engagement (y compris dans le cas où une contrepartie ou une rétribution est demandée).
 
     
 
LES ACHATS
Le marchandage est une tradition commerciale en Afrique. S’y refuser est souvent mal interprété et peut contribuer à l’augmentation du coût de la vie. En revanche, il ne faut pas oublier que des sommes dérisoires pour le visiteur peuvent être d’une grande importance pour celui qui les reçoit.
 
     
    En règle générale, les voyageurs doivent se garder d’abuser de la tentation de populations démunies à vendre des objets sacrés, traditionnels, ou faisant partie du patrimoine du pays (sauf s’ils sont réalisés à la seule fin d’être vendus aux touristes).  
     
  SEUL RESTE L’EMPREINTE DE NOS PAS
Les voyageurs se doivent d’éviter de laisser derrière eux leurs déchets, quels qu’ils soient. Tous les moyens (emballages biodégradables, etc.) permettant de limiter les déchets nés du tourisme doivent être utilisés.
 
     
    Mieux vaut limiter, dans ses bagages, les emballages qui devront être laissés sur place.
Il est préférable de rapporter avec soi les déchets non destructibles (sacs plastiques, piles et batteries, etc.) après un voyage dans un pays ne disposant pas d’infrastructure d’élimination des déchets.
 
     
 
LE TOURISME SEXUEL
L'exploitation sexuelle des enfants et des adultes des "pays pauvres" par les touristes des "pays riches" est une réalité de notre monde. En quête d'exotisme, des milliers de voyageurs parcourent la planète et ignorent sciemment les interdits qu'ils respectent habituellement dans leur pays.
 
     
    Suite au Congrès mondial de Stockholm d'août 1996 contre l'exploitation sexuelle d'enfants à des fins commerciales, l'Union Européenne a pris conscience de l'ampleur du phénomène. Des recommandations ont été faites aux Etats membres pour combler les vides juridiques qui laissaient ces crimes impunis.  
 
La loi du 1er février 1994, dite d'extraterritorialité, permet de poursuivre et de juger en France, un français accusé d'un acte sexuel, commis à l'étranger sur un mineur de moins de quinze ans, contre rémunération, même si dans ce pays ce délit n'est pas réprimé.
 
     
 
LE TOURISME SEXUEL (suite)
Mais le tourisme sexuel ne vise pas que la prostitution des jeunes enfants, il englobe aussi ce que certains appellent les "passeports pour l’amour". La prostitution ne se définie par uniquement lorsqu’il y a don d’argent contre un acte sexuel… Beaucoup aussi pense pouvoir "acheter" une personne en lui promettant un visa pour l'Europe… Et puisqu’il y a propositions, il y a, du coup, demandes, quand ce n’est pas devenu une véritable filière.
 
     
    Faire semblant de "Tomber amoureux" est devenu aussi un moyen de transport pour l’Europe, où l’image de la richesse et de la profusion fait rêver beaucoup d’africains sourds aux propos de ceux qui sont montés et redescendus conscients des difficultés de s’intégrer dans le monde occidental.  
  Ne vous y méprenez pas, un coup de foudre réciproque est aussi rare en Afrique que dans le reste du monde...  
     
 
Certains articles sont inspirés directement de
LA CHARTE DU VOYAGEUR ATALANTE
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www.atalante.fr/qui/Ethique/charte.html